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Rôle
Personnage principal
1re apparition
Chapitre 1
Traduction FR
Trad-index

Au fil des chapitres

5 paliers
  1. Dès le chapitre 1

    Il est sorti manger un bol de hot pot épicé, il a ouvert la porte en rentrant chez lui, et il s'est retrouvé dans un cabinet de travail à l'ancienne : ni camion ni déroulement convenu, ce qui le vexe presque autant que la transmigration elle-même. Dix ans de lectures lui ont au moins appris à reconnaître la situation. Le corps qu'il occupe est celui du nouveau Duc de Wei, qui vient d'enterrer son père et n'a pas encore rejoint les deux cent mille Gardes de la Cité Impériale dont il a la charge. Dans son esprit tourne un système endommagé à plus de la moitié, muet comme un débile artificiel, qui ne sait plus faire que trois choses : afficher un panneau d'attributs sur qui il regarde, invoquer deux cents Croisés par an, et améliorer ces Croisés en leur faisant fusionner de l'essence de bêtes.

  2. À partir du chapitre 3

    Il n'a jamais passé l'évaluation d'héritier : on lui a annoncé la mort de son père et, sans même le laisser voir le corps, on a enchaîné sur la cérémonie du serment de toute la Garde Impériale. Il en tire la conclusion qui l'arrange, à savoir qu'il a été sacrifié au ciel avec son père et que la loyauté lui est due gratuitement. En chemin, il fait arrêter la voiture pour regarder un scandale par-dessus un mur, et ce qu'il y voit le renseigne bien plus qu'il ne l'amuse : un fiancé devenu méconnaissable du jour au lendemain, et un inconnu planté dans un coin que personne ne songe à chasser. Il sait lire ces deux signes.

  3. À partir du chapitre 5

    Il prend le siège principal de la salle du conseil, fait se présenter chaque général, et découvre en une heure les deux cent mille hommes qu'il commande. Il s'incline devant l'assemblée en s'excusant de ses lacunes, puis réclame le registre détaillé et annonce une inspection de la Garde de la Cité Impériale par sa garde personnelle sous un mois. Le panneau d'attributs lui donne ce qu'aucun rapport ne lui donnerait : la loyauté de chacun, chiffrée. Presque tous dépassent 80. Un seul est à 62, et il décide aussitôt de le laisser se démasquer complètement avant de l'éliminer sans faire d'histoires.

  4. À partir du chapitre 6

    Introverti dans sa vie précédente, d'une intelligence émotionnelle moyenne, il ne connaît pas les manières détournées de mener les choses : entre la punition légère et la punition sévère, il prend la sévère et fait décapiter son général récalcitrant devant tout le monde. Puis il descend de la place d'honneur, dégaine, et plante sa lame dans le cœur et dans la tête du cadavre, plusieurs fois, devant une assemblée pourtant habituée à tuer. L'explication qu'il en donne est parfaitement sérieuse : achevez toujours un ennemi, brûlez-le si vous le pouvez, cela élimine à jamais les ennuis futurs. Sa confiance ne vient pas de ses officiers, dont il pourrait remplacer tout l'encadrement en deux ans, mais de soldats loyaux à cent pour cent.

  5. À partir du chapitre 8

    Dans la salle du conseil encore maculée de sang, il demande à son amie d'enfance de l'épouser dans un mois et lui promet huit grands palanquins d'apparat ; elle accepte en pleurant. Prévenu qu'on va chercher à lui imposer un général, il répond du même ton calme qu'il pourra toujours faire mourir l'intrus d'une maladie imprévue. Il ne dit rien à sa fiancée du vilain et de l'Enfant du Destin croisés le jour même, pour ne pas l'inquiéter, mais décide en silence d'accélérer le renforcement de ses deux cents soldats et commande au moins deux cents Bêtes Féroces de chaque espèce, aux frais du trésor.

Autour de Mo Yunxuan