Kang Jin-hoo
Personnage principal de An Investor Who Sees The Future
Au fil des chapitres
5 paliers- Dès le chapitre 1
Vingt-deux ans, tout juste démobilisé, et un studio en demi-sous-sol qui sent l'humidité pour tout horizon. Il avait grandi dans une maison à deux étages, avec un père à la tête d'une petite usine, et s'était inscrit en Gestion pour reprendre l'affaire ; le client principal a annulé son contrat, la faillite a suivi, et le père s'est effondré d'un AVC le jour du jugement avant de mourir à l'hôpital. Faute de pouvoir payer ses frais de scolarité, il s'est engagé. Le soir de son retour, au téléphone avec son meilleur ami, une phrase apparaît devant ses yeux comme un hologramme : « Faillite de MountainHill ».
- À partir du chapitre 3
Ce n'était pas la première fois. À l'armée, pendant un tir au mortier, la même chose était apparue devant lui ; il s'est jeté au sol en criant, une fraction de seconde avant que l'obus n'explose dans le tube. Un mort, un blessé grave, et lui un mois d'hôpital militaire qu'il n'a jamais raconté à sa mère. Le médecin militaire a mis le récit sur le compte du choc et prescrit des médicaments ; personne d'autre sur les lieux n'avait rien vu. Puis il se souvient que sur les onze mille unités vendues, mille étaient le produit de son propre personnage de jeu, et réclame sa part.
- À partir du chapitre 4
Il entre dans le grand magasin pour s'acheter des vêtements et acheter quelque chose à sa mère, qu'il croit au service client. Il reconnaît sa voix : elle est en uniforme d'entretien, courbée, sur le point de s'agenouiller devant une cliente dont une serpillière a effleuré la chaussure. Il paie les six cent mille wons réclamés, mais garde les billets serrés jusqu'à obtenir des excuses, puis exige les chaussures puisqu'elles sont dédommagées, et les jette à la poubelle. À la responsable qui menace, il met une serpillière dans les mains. Dehors, il sent les os de sa mère à travers son manteau.
- À partir du chapitre 8
L'accord de réduction tombe, le baril bondit de plus de vingt pour cent en quelques minutes, et il revend tout : six cent trente mille dollars, environ sept cents millions de wons gagnés pendant qu'il dormait sur un canapé. Trois fois de suite, maintenant. Il pèse ce que vaut réellement ce pouvoir : voler se remplace par un avion, démolir un immeuble par une grue, mais prédire l'avenir ne se remplace par rien, pas même par les machines. Reste une question sans réponse — pourquoi cela ne s'était plus manifesté pendant deux ans.
- À partir du chapitre 10
Il revoit pour la première fois celle qui l'a quitté au moment où tout s'écroulait, et qui lui dit, deux ans après, qu'elle l'avait vraiment aimé — avant d'ajouter qu'elle a simplement saisi l'occasion, et que son rêve s'appelle la réussite. Assis seul ensuite sous un parasol de supérette avec une bouteille de soju, il voit un dernier hologramme : son propre nom au poste de PDG d'une société qui ne lui appartient pas. Le passé ne se change pas, l'avenir si. Il rentre, réveille son ami et lui saisit la main.