Chu Liuzheng
Personnage principal de Eating Melon to Rise, I Became the Tyrant's Only Faith
Au fil des chapitres
12 paliers- Dès le chapitre 1
Servante du service du thé au Palais de Wenhua, transférée du Palais de Changchun au service de la Présence Impériale, elle prépare les infusions selon les goûts de chaque ministre sans jamais se tromper. Elle dispose dans son esprit d'un Système qui lui sert les ragots du palais : liaisons, empoisonnements, détournements, tout ce qui se trame et que personne d'autre ne sait. Elle ne se doute pas que sa voix intérieure est audible — ni que le surnom dont elle affuble l'Empereur, « le Tyran », lui parvient mot pour mot, non plus que la liste des quatorze fonctionnaires corrompus qu'elle vient de réciter pour se distraire.
- À partir du chapitre 2
Convoquée pour broyer l'encre, un travail qui n'est pas le sien, elle s'exécute sans protester : elle veut tenir sans encombre jusqu'à ses vingt-cinq ans, se constituer un pécule de retraite et retrouver sa famille de ce monde après sa sortie du palais. Perdre la vie pour une broutille serait indigne. Elle ne comprend pas pourquoi l'Empereur l'emmène hors du palais, alors que c'est précisément pour l'avoir à portée d'oreille — et les trois ministres, eux, en concluent qu'il a un faible pour elle.
- À partir du chapitre 6
Quand trois ministres retournent la faute contre la Princesse au nom des règles ancestrales, c'est sa voix intérieure qui les démonte un par un : chacun a couvert dans sa propre famille exactement ce qu'il reproche à la victime. Elle y ajoute une idée qui n'a pas cours à la cour — les règles sont faites par des hommes, et les règles nouvelles deviendront à leur tour les règles des ancêtres. Sa diatribe fait retomber la colère de l'Empereur, qui aurait bien voulu qu'elle les affronte en face.
- À partir du chapitre 7
Son réseau n'a rien d'un hasard : un jeune eunuque de l'apothicairerie vient la chercher quand sa meilleure amie est jetée au Bureau des Châtiments, parce qu'elle est la seule à pouvoir faire quelque chose. Le Système lui livre la vraie coupable en quelques instants, jus de laurier-rose compris. Reste le seul vrai problème, celui qui ne se résout pas au Système : comment faire sortir l'information sans se trahir elle-même.
- À partir du chapitre 10
Elle nettoie et panse elle-même le dos lacéré de son amie, avec un onguent que l'Empereur lui avait donné et qui ne laisse pas de cicatrices, en refusant tout net qu'on le lui rende. Elle lui doit d'avoir survécu à une forte fièvre du temps où elles travaillaient toutes deux à l'apothicairerie. Sa règle de conduite au palais est explicite : voir sans rien dire, et toujours laisser à l'autre une porte de sortie — ce qu'elle applique le lendemain même à une nouvelle qui pleure sur commande pour lui faire critiquer le grand eunuque.
- À partir du chapitre 12
Elle apprend par le Système que l'enfant annoncé au harem n'est pas de l'Empereur, et décide aussitôt de ne rien dire : elle ne saurait pas expliquer d'où elle le tient, et faire l'oiseau qui sort la tête pour gagner du mérite n'entre pas dans ses règles de survie. Éviter les ennuis, s'en tenir à son devoir, ne jamais se pousser en avant, ne prendre ni risque ni chapeau — et de ces intrigues, plus elle est loin, mieux c'est. Elle se lance quand même sur la piste de l'amant, par pur plaisir de savoir.
- À partir du chapitre 15
Convalescente au jardin Nongyun, elle se méfie assez pour glisser une épingle affûtée dans sa manche et regarder par la fenêtre avant d'ouvrir à une voix inconnue. Cela ne suffit pas : l'eunuque qui se présente sous un nom d'emprunt lui jette une poignée de poudre au visage avant qu'elle ait pu retenir son souffle. Elle s'effondre, et une fleur de perle se détache de ses cheveux pour tomber sur le seuil — le seul indice que quelqu'un remarquera.
- À partir du chapitre 19
L'identification tourne court, et c'est ainsi qu'on découvre les limites de son Système : ses propres affaires n'y sont pas enregistrées, seulement ce que les autres disent et font ; les pensées n'y entrent pas ; et surtout il n'y a ni image ni vidéo, si bien qu'un faux nom suffit à le rendre aveugle. Elle contourne l'obstacle en cherchant non pas son ravisseur mais les ragots de son ennemie, et remonte ainsi jusqu'au nom véritable. Devant l'homme confondu, son sourire tombe d'un coup et elle laisse voir une majesté qui met tout le monde en garde.
- À partir du chapitre 20
Ses deux ennemis exécutés, elle vérifie trois fois l'information avant de brûler à la bougie la bourse brodée qu'on lui avait offerte : elle l'aimait, mais elle est désormais pleine de malchance. Elle interdit à ses proches de répéter qu'elle jouit de quelque faveur — au palais, une phrase s'interprète de huit cents façons et une jalousie ne s'explique pas. Puis elle se remet au Système pour traquer le garde soudoyé, associer un nom à un visage et pouvoir l'éliminer sans hésiter le jour venu — et tombe en chemin sur un détournement de soixante-dix-huit mille taëls, puis sur un nom de complice qui la laisse incrédule.
- À partir du chapitre 23
Entrée au palais à douze ans, elle y sert depuis cinq ans, et sa famille tient une petite épicerie au sud de la ville : un père parti livrer des marchandises, une mère, un frère aîné à l'académie, une petite sœur. Une lettre lui apprend que son frère a été arrêté par la Garde brodé et jeté à la Prison impériale ; elle sait qu'il est innocent et n'a aucune preuve. Elle décide alors de rompre la seule règle qui l'a gardée en vie : se faire passer pour la disciple d'un maître ermite capable de prédire l'avenir, et duper l'Empereur en personne, quitte à finir sans sépulture.
- À partir du chapitre 24
Son plan tombe avant d'avoir commencé : l'Empereur connaît déjà l'existence de son frère et son nom, ayant fait enquêter sur ses ancêtres jusqu'à la dix-huitième génération. Elle renonce à mentir et plaide simplement, au péril de sa vie, que sa famille était trop pauvre pour avoir jamais côtoyé un haut fonctionnaire. On lui accorde un marché : localiser en une journée trois plantes venues d'outre-mer — patate douce, pomme de terre et la troisième — contre la libération de son frère, et l'assurance qu'il ne sera pas torturé pendant ce délai.
- À partir du chapitre 29
Premier coup offensif de sa part : le garde qui avait été payé pour la violer est dénoncé anonymement pour son addiction au jeu et ses dettes, reçoit cent coups de bâton et est chassé de la Garde Impériale. Elle a fait passer l'information par un intermédiaire de l'apothicairerie, à qui elle a imposé deux onces d'argent — au palais, on ne fait pas travailler quelqu'un sans le payer. Interrogée sur pourquoi elle ne se poudre pas comme les autres, elle répond qu'elle n'aime pas cela : la vérité est que la poudre coûte cher et qu'elle économise pour sa sortie, sur cinq taëls par mois dont deux partent en frais de relations.