Song Chu
Personnage principal de Reborn in the '80s as a Group Favorite Bigshot
Au fil des chapitres
5 paliers- Dès le chapitre 1
Une jeune femme aux nattes, la peau claire et de jolis traits que gâchent la hargne et l'entichement écervelé : au village, on l'appelle la terreur du coin. Elle fait chanter un jeune instruit pour qu'il l'épouse, et une coulée de boue les ensevelit tous les deux. Celle qui s'extirpe de la fange n'est plus la même : morte pendant une apocalypse, elle a repris le corps de la propriétaire d'origine, dont elle hérite les souvenirs et une force hors norme. Dans son espace mental, la moitié du laboratoire qu'elle utilisait à l'institut de recherche l'a suivie ; l'autre moitié a atterri chez l'homme qu'elle vient de déterrer.
- À partir du chapitre 3
Dans sa vie précédente, ses parents étaient morts dans un accident peu après sa naissance et son grand-père maternel l'avait élevée ; c'est la première fois qu'elle éprouve la chaleur de l'amour d'une mère, et elle décide d'y répondre. Elle occupe le deuxième rang d'une maisonnée où le premier revient à celle qui la choie, tient la Fleur du village et la Terreur du village pour deux titres également commodes, et se cherche déjà un prétexte de longue durée pour continuer à fréquenter le jeune instruit sans perdre la face.
- À partir du chapitre 5
Doctorat de biologie avant l'apocalypse, puis l'institut de recherche d'une base militaire où elle n'a plus jamais eu faim mais jamais bien mangé. Elle situe l'époque en 1975 et sait, pour l'avoir appris en cours d'histoire, ce qui doit arriver deux ans plus tard : ce monde est un espace-temps parallèle au sien, presque identique. Elle annonce qu'elle ne repassera pas l'examen d'entrée au lycée, que la propriétaire d'origine se faisait recaler exprès chaque année pour échapper aux champs, et vise directement l'université. Devant la belle-sœur qui la traite de bouche inutile, elle répond par une allusion à l'argent qui sort de la maison en douce.
- À partir du chapitre 8
Elle décrète l'égalité entre garçons et filles dans la maison, partage ses œufs avec les petites, réclame d'elle-même un travail et se lève à l'aube — le village entier se demande si le soleil ne s'est pas levé à l'ouest. Affectée à la coupe de l'herbe à cochons pour cinq points de travail, elle impose d'abord qu'on récure la porcherie et qu'on lave les douze bêtes à l'eau tiède, contre l'avis unanime. Puis, sous les yeux des champs qui l'épiaient pour la prendre en défaut, elle rapporte en une demi-heure une hotte pleine, remonte avec trois hottes, et coupe en une matinée la ration d'une journée.
- À partir du chapitre 10
Elle monte seule au versant arrière, où l'on parle de tigres, de loups et de nids de serpents, et d'où des villageois ne sont jamais redescendus. Un lapin et un faisan tombent d'un jet de pierre. Puis, à quelques centaines de mètres, deux hommes que poursuit un python de plus de six mètres : la serpe part, la tête du serpent roule, et elle enroule le corps autour de son bras d'une seule main. Elle leur abandonne la tête pour un malade, va récupérer leur panier d'herbes médicinales et les redescend. Ils repartent convaincus que les rumeurs mentaient.