Zhao Xiangdong
Personnage principal de White-Haired Old Soldier Confesses to a Crime, Frightening the Entire Military Region
Au fil des chapitres
5 paliers- Dès le chapitre 1
L'aïeul le plus ancien, le plus âgé et le plus respecté du village de la famille Zhao, censé profiter de sa retraite. Il arrive sous la pluie battante, voûté, appuyé sur une canne, dans un vieil uniforme militaire jauni et froissé constellé de médailles dont personne au village ne soupçonnait l'existence : rien n'atteste qu'il ait servi. Il disperse d'un cri la bagarre qui s'annonce, condamne le chef du village à trente coups de fouet pour sa négligence, glisse une de ses médailles dans la main de sa petite-nièce en lui interdisant d'endosser la faute à sa place, puis se livre : vétéran démobilisé, ayant servi dans la Zone de Guerre de Jingnan, il déclare avoir tué le scélérat de ses mains.
- À partir du chapitre 2
Sa prestance atteint le Sommet du Roi Martial de cinquième grade, de quoi faire taire d'un mot tout un village qui compte déjà deux Rois Martiaux. Il vient d'ailleurs : transporté il y a cent ans dans ce monde parallèle appelé l'Étoile Bleue, il y est né l'année suivant la découverte de l'énergie spirituelle, est devenu à dix-huit ans l'un des premiers Guerriers Spirituels, et a servi soixante ans sur le front de Jingnan. Des milliers de batailles, près d'un million de démons tués, et jamais un pas en arrière — parce qu'un pas en arrière, ce sont ses descendants qui l'auraient payé. Il a échangé son avenir contre de la force, brûlant sans cesse son potentiel et sa vitalité, avant de rentrer au village pour y finir.
- À partir du chapitre 4
Cent dix-huit ans, alors qu'un Roi Martial de cinquième grade est censé vivre plus de mille ans et qu'à cet âge il devrait être dans la force de l'âge. Son Énergie Vitale est si faible qu'un nouveau-né en possède davantage ; on lui donne quelques mois à vivre, guère au-delà de la fin de l'année. C'est là tout le calcul de sa reddition, que son village finit par comprendre : il ne pouvait sauver ni la jeune fille agressée ni le meilleur espoir du clan, alors il paie de la seule vie dont la perte ne coûte rien — la sienne.
- À partir du chapitre 5
En interrogatoire il ne coopère pas : muet sur la médaille, catégorique sur le meurtre, et il ignore jusqu'à la perche qu'on lui tend — reconnaître qu'il y avait une victime allégerait l'accusation. On dirait quelqu'un qui ne cherche rien d'autre que sa propre mort. Sa médaille est une médaille de Chasseur de Démons, décernée pour avoir chassé seul cinq cent mille démons, retirée depuis, attribuée soixante-dix-neuf fois en tout — et le numéro gravé au dos est le 101, celui du premier attributaire. Le cinquante-septième est aujourd'hui général de division.
- À partir du chapitre 10
En cellule, les yeux fermés, il sent venir le père de sa victime avant de le voir. Il lui répète sans ciller que la mort de son fils était méritée, et écoute la menace : puisque sa vie ne suffira pas, on lui apportera demain les têtes des deux jeunes du village. Sa réponse tient en quatre mots, « Vous ne pourrez pas », et son regard d'abîme suffit à faire reculer un homme qui ne recule jamais.